L'Analyse Transactionnelle pour les nuls

Introduction à l'Analyse Transactionnelle

On dit que les bases de l’Analyse Transactionnelle ont été jetées à la fin des années ’50, alors qu’Éric Berne, psychiatre, tentait d’analyser les changements importants de comportement qui se produisaient chez un de ses patients lorsqu’il se présentait à son bureau, d’une semaine à l’autre. Nous reviendrons d'ailleurs sur le sujet un peu plus loin, avec plus de détails.

Il s’est alors mis en tête de créer un outil d’évolution personnelle qui, tout en s’appuyant sur des données scientifiques rigoureuses, soit facilement compréhensible pour ses clients et le commun des mortels.

Curieux d'en apprendre encore plus? Avant de vous donner trop d'information qui risquerait d'influencer vos résultats, je vous propose un exercice amusant. Voici un questionnaire à imprimer.

Questionnaire AT

En suivant les directives, cochez y spontanément et le plus honnêtement possible vos réponses. Reportez ensuite vos résultats à la fin dans la Grille et additionnez-les.

La suite de ce texte devrait vous aider à comprendre comment, à partir de vos résultats, l’Analyse Transactionnelle peut vous aider à mieux vous comprendre, à mieux comprendre les autres et à mieux communiquer.


En savoir plus sur l'Analyse Transactionnelle

Comme nous l'avons mentionné en introduction, l’Analyse Transactionnelle ou AT est née aux États-Unis vers la fin des années 1950.

C’est dans son livre «Psychiatrie et psychanalyse à la portée de tous», qu’Éric Berne y consacre un chapitre, pour la première fois. Nous sommes alors en 1957.

Éric Berne, médecin-psychiatre, aurait été particulièrement intrigué par un de ses patients qui semblait se métamorphoser chaque fois qu’il le rencontrait. Ses comportements pouvaient passer d’un extrême à l’autre; joyeux, léger et insouciant une semaine, il pouvait revenir à son rendez-vous hebdomadaire, la semaine suivante, extrêmement froid, rigide et contrôlant.

Éric Berne s’intéressa au phénomène, prit des notes, questionna, fit des recherches et publia en 1961, un premier ouvrage scientifique sur le sujet, «Analyse Transactionnelle et psychothérapie».

Tout en étant rigoureusement conforme aux données scientifiques qu’il avait pu observer, Éric Berne souhaitait démystifier le caractère souvent hermétique des écrits sur la psychologie et la psychanalyse en créant une grille d’analyse facilement accessible, non réservée à des spécialistes.

Il souhaitait ainsi aider le plus grand nombre de personnes à mieux se comprendre et à comprendre la nature des échanges qu’ils avaient avec les autres, i.e. leurs transactions.

D’abord utilisée comme outil psychothérapeutique, l’Analyse Transactionnelle a rapidement franchi le domaine du personnel pour acquérir ses lettres de noblesse en milieu professionnel.

L’Analyse Transactionnelle est aujourd’hui reconnue comme un outil psychologique d’évolution personnelle pour qui veut comprendre et améliorer sa façon d’agir et de communiquer.

Si vous souhaitez en apprendre plus, n’hésitez pas à surfer sur Internet, vous y trouverez une foule d’articles, de Centres et de spécialistes qui s’y consacrent.

Si vous êtes limité dans le temps ou encore du genre à vouloir « aller à l’essentiel », je vous recommande un petit livre extrêmement bien écrit : L’Analyse Transactionnelle, par René De Lassus, aux éditions Marabout.

Entretemps, je vous propose un survol des principales idées développées par Éric Berne avec l’Analyse Transactionnelle.

Je n’ai pas la prétention de couvrir l’ensemble de cette théorie, le but ici étant de vous initier à cet outil que je trouve particulièrement intéressant.

Il m’aura permis d’aider des gens en transition de vie à explorer leur façon d’être et d’agir, à faire des choix conscients en fonction de ce qu’ils souhaitaient vraiment et à changer ce qui ne leur convenait plus.

Les postulats de base de l'AT

Voici les postulats de base sur lesquels repose l’Analyse Transactionnelle :

  • Il existe en chacun de nous trois parties distinctes, qu’Éric Berne nomme États du Moi.
  • Lorsque nous réagissons ou prenons une décision, nous le faisons à partir d’une de ces parties (ou État du Moi)
  • Chacun de ces États est distinct.
  • Ce qui se passe dans notre vie dépend de l’État du Moi à partir duquel nous agissons.
  • Et nous passons de l’un de ces états à l’autre régulièrement.

Pour l’Analyse Transactionnelle (AT), trois États du Moi sont à la base de notre personnalité. Ils en constituent la structure:

  • L’État du Moi PARENT
  • L’État du Moi ADULTE
  • L’État du Moi ENFANT

On représente ces trois États du Moi par des cercles superposés, reliés les uns aux autres comme dans l’illustration ci-dessus. Les 3 États du Moi s’écrivent toujours avec une majuscule. Ainsi l’État du Moi PARENT devient P, l’État du Moi ADULTE devient A et l’État du Moi ENFANT devient E.

ANALYSE TRANSACTIONNELLE - illustration

=  État du Moi PARENT

=  État du Moi ADULTE

=  État du Moi ENFANT

Comment se développent ces trois États du Moi?

À la naissance, l’enfant se retrouve pour ainsi dire vierge de toute influence. Ses parents et la société n’ont encore aucune emprise sur lui. Éric Berne nous rappelle que cet enfant est bel et bien présent en chacun de nous et qu’il le restera encore tout au long de notre vie.

Au fur et à mesure qu’il grandit, le jeune enfant voit que ce qu’il dit ou fait a un impact sur les gens qui l’entourent.

Il teste, subit les réactions, s’ajuste et, à un certain moment, comprend ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas avec telle personne et telle autre.

Il explore, observe, analyse et fait des choix. On associerait cette prise de conscience à ce qu’on appelle souvent, l’âge de raison, i.e. vers 7, 8 ans.

Pendant qu’il s’ajuste, se forme aussi chez l’enfant, une vision de ce que devrait être le monde. De ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Et cette vision est le fruit de jugements qu’il forme à partir de l’influence qu’à sur lui, ses parents, les gens en position d’autorité et d’influence autour de lui et, la société dans laquelle il évolue.

Voyons maintenant, de façon concrète, chacun de ces États du Moi.


L'État du Moi ENFANT

L’État du Moi ENFANT est la partie que l’on porte en soi où siègent nos émotions, nos pulsions, nos sensations, notre intuition et notre créativité.

Libre à la naissance de toute influence, nous constatons en grandissant que certains comportements sont beaucoup plus appréciés, beaucoup plus encouragés que certains autres. Et comme notre survie dépend des gens qui prennent soin de nous et que nous voulons par-dessus tout être aimé, nous commençons à nous ajuster.

On pourrait dire en quelque sorte, que cet État du Moi ENFANT se raffine alors pour se diviser en 3 parties distinctes:

bk-listL’enfant adapté, ou la partie de soi qui se soumet, accepte, s’efface et peut se dévaloriser

bk-listL’enfant rebelle, ou la partie de soi qui prend automatiquement le contrepied et s’oppose

bk-listL’enfant libre, ou la partie de soi qui s’exprime spontanément, est heureux, ne se pose pas de questions et fait les choses parce que ça lui tente, tout simplement, et non en réaction comme l’enfant rebelle.

L'État du Moi ADULTE

L’État du Moi ADULTE émergerait vers 18 mois, alors que le jeune enfant commence à observer et comprendre ce qui se passe autour de lui. Ses cris de joie, de peur, de frustrations ont un impact. On accourt vers lui, on le réprimande, ou on reste insensible. Il observe, essaie de comprendre et va moduler son comportement.

Il est en train de former son État du Moi ADULTE qui deviendra extrêmement important au fur et à mesure de son évolution. C’est de la qualité de cet État du Moi ADULTE que dépendra la qualité des choix qu’il fera

Comment définir simplement l’État du Moi ADULTE?

L’État du Moi ADULTE est la partie en soi qui observe, questionne, analyse, réfléchit, évalue, déduit, informe.

Je compare souvent l’État du Moi ADULTE à un ordinateur qui traite l’information, sans jugement, ni émotion.

Pour ceux qui sont familiers avec Star Treck, le film d’origine, je compare l’État du Moi ADULTE à M. Spock.

Devant l’imminence d’un danger, je l’imagine dire au Capitaine Kirk, le visage impassible : « Capitaine, à la vitesse où nous allons, il y aura dans 30 secondes, impact et destruction totale du vaisseau. »

Aucune émotion, aucun jugement, que de l’information transmise sur la situation.

Nous portons tous en nous, cet État du Moi ADULTE, extrêmement utile au moment de prendre une décision ou encore, en situation de conflit avec nous-mêmes ou avec les autres.

Je me rappelle un de mes professeurs à l’université dont le dada était:

  1. «D’abord s’entendre sur le problème (Adulte qui examine, analyse, valide),
  2. Le voir extérieur au groupe (Adulte qui reste en dehors des émotions ou jugements possibles),
  3. Être dure avec lui (Adulte qui cherche une solution efficace à ce qui est)
  4. Mais doux entre nous (Parent bienveillant – on va prend soin de notre relation les uns aux autres).

 

Ce qui m’amène au dernier État du Moi, le PARENT.

L'État du Moi PARENT

C’est la partie de soi constitué des règles auxquelles nous souscrivons, des jugements que nous portons sur les gens et sur les choses. En d’autres mots, des valeurs qui orientent notre comportement et nous font nous sentir coupable lorsque nous les transgressions. Il fait figure d’autorité.

L’État du Moi PARENT est en quelque sorte le gardien de notre conscience. Ce qui d’après nous est bon, juste, équitable et ce qui ne l’est pas.

L’État du Moi PARENT se divise en 2 parties distinctes:

Le parent normatif qui, dans ses aspects positifs, donne des instructions, dicte des normes dans une relation respectueuse, dirige, émet des principes. Et dans ses aspects négatifs, c’est la partie qui critique, dévalorise et agresse. On l’appelle alors le PARENT NORMATIF CRITIQUE ou plus souvent le PARENT CRITIQUE.

Le parent bienveillant (ou nourricier) qui, dans ses aspects positifs protège, aide, encourage, donne des permissions, fait preuve de prévenance. Et dans ses aspects négatifs, c’est la partie de soi qui veut tellement aider, prendre soin, qu’elle va surprotéger et parfois faire les choses à la place de l’autre.

Voyons maintenant à quoi pourrait ressembler une transaction avec ces États du Moi.

Le réveil sonne un lundi matin à 7 heures et vous préféreriez rester au lit pendant encore un bon moment.

Voici à quoi pourrait ressembler ce dialogue intérieur, ou ces échanges en vous:

  • « Ça ne me tente pas d’aller travailler aujourd’hui.» - Enfant libre 
  • « Oui, mais il faut que je termine mon rapport, je dois y aller.» - Parent normatif.
  • « Ça ne me tente vraiment pas d’y aller et ce n’est pas la fin du monde si je prends du retard.» - Enfant rebelle 
  • « Ok, ça ne me tente pas d’aller travailler, mais si je ne me présente pas, c’est l’équipe qui va devoir mettre les bouchées doubles pour rendre ce rapport à temps. Je pense que je suis fatigué. J’ai travaillé fort depuis 2 semaines.» - Adulte qui examine la situation, l’analyse, sans jugement ni, émotion
  • « Je pourrais appeler mon ami X pour voir s’il peut me prêter son chalet la fin de semaine prochaine, ce serait fantastique d’aller m’y reposer. Cela me ferait le plus grand bien.» - Parent bienveillant qui cherche des solutions pour prendre soin de soi.

Imaginez-vous maintenant en transaction avec un autre qui, en passant, porte aussi en lui, ces 3 États du moi:

  • « Bonjour X, comment vas-tu? – Adulte qui s’informe.
  • « Ça ne va pas vraiment bien ces temps-ci» - Adulte qui donne de l’information.
  • « Qu’est-ce qu’il y a encore? J’ai toujours l’impression quand on se parle qu’il y a quelque chose qui cloche et c’est toujours à cause des autres. Cette fois-ci, c’est à qui la faute?» - Parent critique
  • « Tu as de sérieux problèmes mon vieux si tu n’es pas capable d’avoir de l’empathie quand on est dans le trouble» - Parent critique qui répond à l’autre
  • « Excuse-moi, je suis dans une passe difficile actuellement et je pense que ça me rend facilement irritable. Qu’est-ce qui se passe ?, raconte-moi.» Adulte qui prend conscience de l’impact de ce qu’il vient de dire et de l’état dans lequel il se retrouve et Parent bienveillant qui veut prendre soin.

Ce que peut vous apporter l’Analyse Transactionnelle.

Mon expérience auprès de gens en transition de vie m’a démontré à plus d’une reprise que l’Analyse Transactionnelle (AT) était à la portée de tous. C’est un outil facilement accessible et, même lorsqu’on n’en comprend pas toutes les nuances, cette grille d’analyse apporte un meilleur éclairage sur ce qui dicte notre façon d’être et d’agir et nous donne les outils pour changer ce qui ne nous plaît plus.


Faites-vous un allié de votre État du Moi ADULTE

Oui, faites-vous un allié de l’État du Moi ADULTE présent en vous. C’est, d’après moi, la clé qui ouvre bien des portes.

Recueillir de l’information, l’analyser, la comparer avec ce que l’on souhaite vraiment, sans la juger, ni y réagir, en l’observant, simplement, est un des plus beaux cadeaux que vous pouvez vous faire.

En situation de crise ou de conflit, l’émotion prend vite le dessus et le jugement n’est jamais bien loin (il ou elle est ceci ou cela….ou devrait faire ceci ou cela.)

Voici un exercice que j’expérimente régulièrement et qui en a aidé plusieurs. Je vous en fais cadeau.

Vous vous sentez coincé, vous êtes malheureux ou vous n’arrivez pas à prendre une décision?

Voici un exercice simple à faire en période de questionnement ou de transition.

Un exercice simple, mais extrêmement efficace.

Prenez une tablette ou un cahier et suivez les 3 étapes suivantes:

bk-list1ière Étape: Décrivez la situation telle qu’elle est. Lister tous les faits qui vous viennent à l’esprit. Qui êtes-vous? Qu’est-ce qui se passe actuellement? Écrivez tout sans émotion, ni jugement…. Uniquement les faits. Et quand vous aurez l’impression d’avoir tout écrit, passez à la prochaine étape.

bk-list2ième Étape: Répondez à la question: «Comment est-ce que je me sens là-dedans? »Encore une fois, aucun jugement, écrivez tout ce qui vous vient à l’esprit. Prenez le temps qu’il faut et après, passez à la dernière étape.

bk-list3ième Étape: Répondez à la question: «Dans le fond, qu’est-ce que je veux? Écrivez encore une fois tout ce qui vous monte à l’esprit, sans jugement.

Cet exercice qui se fait dans un temps relativement court, habituellement en moins de 15 minutes, permet à votre État du Moi ADULTE d’entrer en action.

La première étape consiste à décrire la situation (la situation actuelle), la deuxième, à identifier ce qu’elle vous fait vivre (et cela crée souvent un élan pour s’en sortir) et la troisième étape vous permet de préciser ce qui vous tient à cœur, i.e. ce qui est important pour vous (la situation souhaitée).

Vous êtes dans une impasse, vous avez une décision à prendre ou vous voulez sortir d’une situation, pratiquez cet exercice et vous serez surpris des résultats.

Revenons maintenant aux scores que vous avez obtenus après avoir répondu au questionnaire.

Dans un monde idéal, les résultats diffèrent peu entre les États du Moi; quelques points en plus ou en moins. Mais, nous ne vivons pas dans un monde idéale et il se pourrait que certains de vos États du Moi se démarquent passablement des autres.

Si c’est le cas, voici quelques pistes de réflexion qui pourraient vous aider. Attention, ce ne sont que des pistes, vous seul êtes en mesure d’apprécier l’aide que ces pistes pourraient vous apporter :

Parent normatif critique

Si votre Parent normatif critique a obtenu un score beaucoup plus élevé que les autres, vous êtes sans doute très dur avec vous-même et avec les autres la plupart du temps, laissant peu de place à l’erreur. Dans un tel contexte, la vie est rarement joyeuse et fluide.

Comme votre État du Moi PARENT est déjà très développé, je vous invite à vous en servir. Après avoir fait appel à l’ADULTE, comme dans l’exercice précédent pour comprendre ce qui, dans votre situation, est à changer, faites appel à votre PARENT BIENVEILLANT. Vous avez besoin qu’il prenne soin de vous. Votre PARENT BIENVEILLANT pourra vous rappeler que vous en valez la peine, que vous êtes quelqu’un qui mérite d’être heureux, qu’il est impensable et stérile d’imaginer pouvoir un jour être parfait, aucun être humain ne pouvant y accéder… etc. (Laissez émerger votre PARENT BIENVEILLANT en vous et laissez lui trouver les mots qui apaisent, réconfortent et encouragent.)

En apprenant à vous aimer tel que vous êtes, il vous sera beaucoup plus facile de voir la beauté chez les autres et d’accepter les différences.

Parent bienveillant (ou nourricier)

Si votre c’est votre Parent bienveillant qui a obtenu un score beaucoup plus élevé que les autres, vous avez sans doute tendance à vous oublier pour prendre soin des autres. À la longue, cela peut causer déception et frustration de ne pas être reconnu à votre juste valeur. Vous aurez alors l’impression que les autres ne vous le rendent pas, comme ils devraient.

Je vous recommande de faire entrer en scène votre ADULTE pour vous aider à comprendre ce qui se passe, comme dans l’exercice précédent. Quels sont les besoins que vous essayez de combler en agissant ainsi?

Et devenez pour vous, ce PARENT BIENVEILLANT dont vous avez tant besoin. Pensez-y, comment pourriez-vous prendre soin de vous? Qu’est-ce qui vous ferait vraiment plaisir? N’attendez pas après les autres. Faites-le, sans culpabilité, dans le plaisir et le bonheur de vous aimer, tel que vous êtes et en étant conscient que vous le méritez.

Enfant libre

Si c’est votre Enfant libre qui a obtenu un score beaucoup plus élevé, il y a de fortes chances que votre Adulte ait le score le plus faible ou se retrouve dans vos États du Moi qui ont obtenu les scores les plus faibles.

En effet, j’ai souvent constaté que les gens qui ont un score élevé dans cet État du Moi sont rarement conscients de l’impact qu’ont leurs actions sur leur entourage. Ils recherchent le plaisir avant tout et le reste semble accessoire.

Comme l’ADULTE est la clé qui ouvre la conscience et mène à de meilleures interactions, vous avez là tout un défi à relever, si vous souhaitez améliorer la qualité de vos relations.

Enfant soumis

Si c’est votre Enfant soumis qui a obtenu un score beaucoup plus élevé, vous êtes probablement du type à éviter les conflits. Vous ne faites pas de bruit, on ne vous remarque pas, la plupart du temps.

Dans certaines circonstances, laisser aller est encore la meilleure chose à faire, particulièrement lorsqu’on se rend compte que cela ne vaut pas la peine (trop d’énergie gaspillée pour les bénéfices que ça pourrait rapporter) ou encore lorsqu’on sait que cela ne changera rien, de toute façon. Oui, il est parfois sage de laisser faire, mais quand cela devient un mode de vie, cela peut être problématique.

L’Enfant soumis s’est souvent développé au contact d’un Parent critique. Il a l’impression qu’il n’est jamais ok, que ce n’est jamais assez et, petit à petit, il choisit de se taire et d’accepter.

Si vous avez l’impression que votre enfant soumis prend trop de place, appelez votre Adulte à la rescousse. Il vous aidera à évaluer la situation, à comprendre ce que vous retirez de cette situation et comment elle affecte votre vie.

Faites ensuite appel à votre Parent bienveillant qui ne demande qu’à vous rassurer sur la valeur que vous avez. N’attendez pas cet appui de quelqu’un d’autre. Vous êtes encore la meilleure personne qui puisse vous le donner. Faites-vous confiance.

Enfant rebelle

Si c’est au contraire, votre enfant rebelle qui a obtenu le plus haut score, vous aimez sans doute ce côté, «c’est moi qui ait raison» qui vous caractérise.

On a tous en soi un Enfant rebelle qui se manifeste lorsqu’une situation nous semble injuste ou intolérable et c’est une très bonne chose. Le problème survient lorsque cet État du Moi est surdimensionné.

Prendre le contrepied de tout ce qui se dit ou se fait, s’opposer systématiquement aux autres est contreproductif et crée l’évitement. Difficile dans un tel contexte de se lier d’amitié ou de créer un style de vie où règnent l’harmonie et la fluidité dans les échanges.

Encore une fois, la clé est d’appeler votre Adulte à la rescousse et d’examiner la situation, le plus honnêtement possible. Pourquoi vous opposez-vous, systématiquement? Quels besoins essayez-vous ainsi de combler? Comment cela affecte-t-il vos relations? Oui, regardez bien la situation en face.

Et encore une fois, faites appel à votre Parent bienveillant pour vous rappeler que vous n’avez pas besoin de vous démarquer pour être reconnu et aimé.

Tout comme l’Enfant soumis, l’Enfant rebelle s’est souvent développé au contact d’un Parent critique, mais cette fois-ci, la réaction en a été une de révolte.

Bien sûr, cette règle n’est pas absolue et on assiste parfois à l’émergence d’un Enfant rebelle dans un environnement parentale marqué non pas par la critique, mais par l’indifférence. Cela devient alors une façon d’attirer l’attention.

Vous souhaitez améliorer la qualité de votre vie et enrichir vos contacts avec les autres? L’Analyse Transactionnelle pourrait s’avérer l’outil concret et pratique dont vous avez besoin pour y arriver. À vous de jouer.

 

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