LE BLOG DE MICHET

Pour apprendre, s’amuser et partager.

jeudi, 05 juin 2014 21:35

Partir à la retraite le coeur léger

Écrit par 
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Partir à la retraite le cœur léger

Je donnais une conférence la semaine dernière sur la retraite (La préparer et la réussir) et à la fin, des gens sont venus me voir; certains pour échanger et d'autres pour acheter un exemplaire de mon livre « LA RETRAITE..., Oui, non, peut-être ».

J'adore ces moments de rapprochement où les gens partagent le plaisir qu'ils ont eu pendant cette heure et demie passée ensemble et où certains sentent le besoin de me faire part de leurs rêves, de leurs projets, de leurs inquiétudes ou de leurs appréhensions. J'essaie d'aider du mieux que je peux compte tenu du court laps de temps dont nous disposons, en sachant bien que la réflexion va se poursuivre pendant un certain temps encore. En fait hier, les conversations allaient tellement bien que les employés ont dû nous "mettre gentiment à la porte". Ils devaient quitter, leur journée de travail étant terminée.

En revenant à la maison, je me suis rappelé une personne qui trouvait extrêmement difficile d'avoir été poussée à la retraite par son employeur alors qu'elle n'était pas prête. Elle n'avait pas eu le choix et cela l'affectait beaucoup. Et j'ai pensé que le sujet méritait que j'y consacre un article.

Lorsque j'accompagne des gens qui préparent leur retraite, j'insiste sur l'importance de bien fermer la boucle. De faire de leur mieux pour partir le cœur léger en fermant leurs dossiers ou en coachant leur remplaçant. Faire de leur mieux avec le sentiment du « devoir accompli ». « Je fais de mon mieux, avec ce que j'ai, avec qui je suis et avec ce que je peux et le reste ne m'appartient pas ». Cette attitude est très libératrice.

Sinon, c'est le danger de partir avec des regrets et de la rancune et ça risque de prendre des années avant de s'en libérer. Vous connaissez peut-être des gens qui sont partis amers et qui en parlent encore, même après 10 ou 20 ans.

C'est bien beau tout ça, mais comment faire quand cette prise de retraite nous a été imposée, que ce n'était pas notre choix et que nous n'étions pas prêts? Voici, si c'est votre cas, quelques pistes à explorer.

bk-list En parler
Trouver quelqu'un de confiance qui sait écouter et sur lequel vous pouvez compter. Parler de ce qui s'est passé, de ce que cela vous a fait vivre (vos émotions). En étant vrai, en étant soi-même, sans façade. Et si la colère ou les pleurs montent, l'accueillir. C'est incroyable comme le simple fait de parler peut être libérateur, de même que les pleurs.

bk-list L'écrire
C'est un truc que j'utilise régulièrement quand il y a quelque chose qui ne va pas. Je vous décris ma méthode que vous pouvez adapter bien sûr. J'y vais d'une série de 4 questions que j'écris et auxquelles je réponds :

1. Qu'est-ce qui me dérange? Je décris la situation.

2. Pourquoi ça me dérange? J'écris tout ce qui monte sans censure, ni jugement. Et j'écris autant et aussi longtemps qu'il y a des idées qui me viennent à l'esprit (brain storming). Je prends mon temps.

3. Oui, mais pourquoi ça me dérange tellement? Et je note ce qui me vient à l'esprit. À cette étape où je pensais avoir déjà répondu à la question, il y a souvent quelque chose qui émerge que je n'avais pas prévu. C'est un peu comme si le chat sortait du sac. C'est comme si je touchais à un besoin enfoui bien loin et qui a été malmené. C'est comme si je touchais à l'essence du problème. Et ce qui est drôle, c'est qu'ensuite des solutions émergent. Et j'y vais d'une dernière question.

4. Qu'est-ce que je peux faire maintenant? Là, c'est comme si une porte s'ouvrait laissant entrevoir des solutions. Elles montent sans effort,  naturellement et je continue à noter tout ce qui me vient à l'esprit.

On peut aussi fermer la boucle de belle façon en se remémorant tous les signes de reconnaissance qu'on a  reçus au fil des ans. Que ce soit de la direction, des collègues, des clients, des fournisseurs, des élèves, etc. Les noter et les relire quand le moral est au plus bas. Noter aussi les bons coups qu'on a  faits, les amitiés qu'on a développées. Qu'est-ce que j'ai fait qui me rend fier aujourd'hui? Quelle a été ma contribution? Y réfléchir et se nourrir de tous les éléments positifs qui ont jalonné ses années de travail.

La prochaine étape? Franchir une porte derrière laquelle une nouvelle vie nous attMichel sur leau qui sen va en bteauend.

Une vie à notre image, guidée par nos intérêts, nos passions et nos besoins. Une vie où le seul rythme à suivre est le nôtre. Une vie où les obligations liées au travail ont disparues pour faire place à la liberté, la liberté d'être soi.

Et si un jour, la nostalgie ou l'amertume revenait à la surface, se souvenir de tout ce qui nous irritait quand on y était. Si ce n'est pas assez, une petite visite-retour sur les lieux ou un lunch  partagé avec ses anciens collègues pourrait s'avérer salutaire. On constate souvent que la situation n'a pas changé, que les problèmes se répètent. Et c'est assez pour qu'on se dise en revenant à la maison: « Finalement, dans le fond, ça été une bonne chose. Je suis tellement mieux maintenant.»

Lu 2420 fois Dernière modification le jeudi, 12 juin 2014 15:39

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

logo-novisoft